Personne ne peut, pendant très longtemps, cacher son vrai visage au reste du monde, sans se sentir perdu, une nouvelle fois. Mal, être mal, un sentiment ressentit que par l'homme. L'homme est la seule créature à s'en rendre vraiment compte. Le passé ressurgit, sans faire façe à notre mirroir, reflettant notre ombre noire dévalant les escaliers. Prise d'un effroi soudain et incontrôlable, j'imagine. Prisonnière d'une maison en feu. Aucunes personnes à appeller. Pas de sortie. Juste une fenêtre, ou je peux aperçevoir le reste du monde, pendant que je brule vive. J'ai l'impression de tout perdre, pas seulement ma vie, mais aussi mes pensées, mon amour. C'est tragique. J'aimerais m'immerger dans quelqu'un d'autre, juste pour pouvoir en sortir. Mon passé me ronge, de jours en jours. Etre façe à façe avec la véritée, c'est toujours dure. Respirer l'oxygène, ne me vient plus à l'idée, je sombre vers le désespoir de ne plus jamais pouvoir ouvrir les yeux. Ne revenons pas tristement sur le passé, il ne reviendra pas. Nous sommes les architectes de notre propre destin, nous réaliserons notre futur, pas après pas. La menace de la mort m'emprisonne, peu à peu. Je n'ai rien vaincu, je reste immobile. Muette. Pourtant, ne dit-on pas que l'on ne peut fuir devant une faiblesse ?